Les origines de la psychothérapie humaniste


La psychothérapie humaniste n’est pas le fruit du système universitaire traditionnel. La raison principale en est que la psychothérapie est un phénomène nouveau qui n’émerge dans le champ social que depuis une cinquantaine d’années, voire moins.

La souffrance socio-affective a certes toujours été présente dans nos sociétés, mais ce qui a changé, c’est que de plus en plus de personnes éprouvent le besoin de chercher par elles-mêmes des réponses qui les soulagent.

Ces réponses personnelles, ni la psychologie, ni la psychiatrie et à fortiori la médecine ne peuvent les apporter et ceci, pour la simple raison que cette recherche ne relève pas explicitement de leurs domaines professionnels. Et même quand la souffrance s’exprime par des façons dont ces disciplines se sont déjà saisies (états dépressifs, tentatives de suicide, symptômes névrotiques, problèmes somatiques...), les personnes qui consultent ne se contentent plus de réponses qui les renvoient à plus de consommation, que ce soit de médicaments ou d’activités « divertissantes », ou à plus de résignation.
Elles se tournent de plus en plus souvent vers la psychothérapie pour chercher des réponses en elles-mêmes et par elles-mêmes. En ce sens, comme le psychothérapeute ne saurait avoir de projet pour et à la place de la personne qui consulte, la psychothérapie humaniste est à l’opposé d’une démarche sectaire. Elle s’appuie essentiellement sur les ressources personnelles du consultant qu’elle se donne pour objet de dégager ou de renforcer.

Le principe de chercher en soi-même des réponses à ses propres questions est en référence directe à la psychanalyse. La psychothérapie a beaucoup emprunté à cette discipline. Elle en garde un corpus conceptuel de base ainsi que la nécessité absolue d’un travail sur soi et d’une supervision par ses pairs. Comme elle, elle fait largement appel à des disciplines ignorées dans l’enseignement de la médecine comme l’anthropologie, la mythologie, les créations artistiques… Ces disciplines sont aussi nécessaires que la connaissance des théories du fonctionnement psychique ou de la psychopathologie qui font également partie de la formation du psychothérapeute.

Le bon déroulement d'une psychothérapie dépend de la dynamique relationnelle qui se crée entre la personne qui consulte et le psychothérapeute. Il est donc important, avant de commencer une psychothérapie, de bien choisir son psychothérapeute et de se sentir en confiance avec lui. La durée d'une psychothérapie peut varier de quelques semaines à plusieurs années, les séances se déroulant dans le cadre d'une relation individuelle et/ou en situation de groupe.